Vendre son mobilhome d'occasion : le guide complet 2026

Vous devez vous séparer de votre mobilhome ? Ce guide couvre ce qui fait sa valeur, comment le préparer, quel canal de vente choisir, la négociation, les démarches, le transport et la fiscalité.

L'équipe Badjo MH·8 juillet 2026·18 min de lecture
Vendre son mobilhome d'occasion : le guide complet 2026

ℹ️ Note méthodologique : les ordres de grandeur et délais évoqués ici sont indicatifs et varient selon l'état réel du bien, la marque, la région et le moment de la vente. Le seul chiffre qui vaut pour votre mobilhome, c'est l'offre ferme après inspection. Demandez la vôtre : elle vous est donnée sous 48h et reste valable 7 jours.

Vous avez décidé de vous séparer de votre mobilhome, pour une raison ou une autre : vous ne l'utilisez plus assez, le loyer d'emplacement pèse, une succession, un déménagement. Restent deux questions : combien il vaut, et comment le vendre sans y passer six mois.

Ce guide répond aux deux. Il rassemble ce qu'on voit en rachetant des mobilhomes à des particuliers et à des campings sur la côte atlantique : ce qui fait monter ou descendre la valeur, comment préparer le bien, quel canal de vente choisir selon votre situation, la négociation, les démarches, le transport et la fiscalité.

Il s'adresse autant à une première vente qu'à quelqu'un qui veut simplement éviter les erreurs qui font traîner une vente.

Sommaire

  1. Le marché du mobilhome d'occasion en 2026
  2. Ce qui fait la valeur de votre mobilhome
  3. Préparer votre mobilhome pour la vente
  4. Choisir votre canal de vente
  5. Rédiger une annonce qui convertit
  6. Gérer les visites et les acheteurs
  7. Négocier et conclure
  8. Les démarches administratives
  9. Le transport et l'enlèvement
  10. La fiscalité de la vente
  11. FAQ

1. Le marché du mobilhome d'occasion en 2026

La demande d'occasion est solide. Trois dynamiques jouent en faveur du vendeur.

La demande dépasse la côte atlantique

Le mobilhome d'occasion se vend bien en France, et une partie du parc récent part vers l'Espagne et le Portugal, où les négociants revendent les modèles les plus demandés. Un bien récent et bien entretenu trouve preneur, pas seulement auprès du voisin d'emplacement. Pour les tendances de fond du secteur, la FNHPA (Fédération Nationale de l'Hôtellerie de Plein Air) publie des données de référence.

La décote ralentit après 5 ans

Un mobilhome perd l'essentiel de sa valeur pendant ses cinq premières années, puis se stabilise. Concrètement : si votre bien a déjà passé ce cap, attendre un an de plus ne vous coûte plus grand-chose en valeur - c'est surtout une année d'emplacement et d'entretien à payer. Si votre bien est encore récent, chaque saison qui passe pèse davantage. Vendre tôt protège la valeur.

Le loyer d'emplacement pousse à vendre

Les loyers d'emplacement ont nettement grimpé ces dernières années. Garder un mobilhome qu'on utilise deux semaines par an finit par coûter plus que ça ne rapporte en plaisir. Beaucoup de propriétaires font ce calcul en même temps : il y a donc du monde à la vente, mais aussi des acheteurs qui viennent chercher les bonnes occasions.

Le bon moment dans l'année

La demande culmine de mars à juin, quand les acheteurs préparent leur saison. Elle retombe de novembre à février. Si vous avez le choix, lancez votre vente entre la mi-février et la fin avril : vous touchez plus d'acheteurs, au moment où ils sont pressés d'acheter. Si vous êtes pressé vous-même, un négociant vous fait une offre ferme quelle que soit la saison.


2. Ce qui fait la valeur de votre mobilhome

C'est l'étape la plus souvent mal faite. Le réflexe naturel, c'est de partir du prix qu'on a payé, ou de celui de l'annonce du voisin. Les deux mènent souvent à une valeur trop haute au lancement : l'annonce reste en ligne, les visites ne viennent pas, et il faut baisser au bout de plusieurs mois. Mieux vaut viser juste dès le départ.

Aucun tableau ne donnera le bon chiffre à votre place, parce que la valeur dépend de facteurs que seul un examen du bien révèle. Voici ceux qui pèsent le plus, du plus lourd au plus léger.

1. L'année de fabrication

C'est le premier levier. Un modèle récent vaut nettement plus qu'un modèle ancien, et l'écart se creuse surtout sur les cinq premières années. Passé un certain âge, deux années de différence ne changent presque plus rien.

2. La marque

Certaines marques gardent mieux leur valeur parce que le marché de l'occasion les recherche : IRM, Louisiane, Trigano, Ohara se revendent en général plus facilement. Rapidhome, Watipi ou Sun-Roller tiennent des valeurs correctes. Les petites séries et marques de niche décotent plus vite, faute d'acheteurs.

3. L'état général

À âge égal, deux mobilhomes n'ont pas du tout la même valeur selon leur état. C'est le facteur sur lequel vous avez le plus de prise. Ce qui compte vraiment :

  • l'étanchéité du toit ;
  • l'état des planchers et des sols ;
  • le fonctionnement des équipements (chauffe-eau, frigo, plaques, climatisation) ;
  • les joints et les baies vitrées ;
  • l'absence d'humidité et de moisissures.

Un toit qui prend l'eau ou un plancher spongieux pèse lourd dans la négociation, bien plus que l'âge affiché.

4. Les équipements

Ils jouent, mais à la marge par rapport à l'état et à l'âge. Une climatisation réversible récente, une terrasse couverte bien aménagée ou un auvent intégré ajoutent de la valeur. Le mobilier extérieur et la déco, eux, rassurent l'acheteur mais ne se paient quasiment pas.

5. La région

Un mobilhome situé en Vendée, en Charente-Maritime ou en Loire-Atlantique se revend plus facilement qu'un bien en région intérieure : la demande est là. À l'inverse, un acheteur lointain intègre le coût du transport dans le prix qu'il accepte de payer - plus il doit venir de loin, plus il tire le prix vers le bas.

6. Le moment de la vente

Vendre au printemps, en pleine demande, joue en votre faveur. Vendre en plein hiver, quand personne n'achète, joue contre vous. Si votre calendrier le permet, ce paramètre est gratuit à optimiser.

Comment obtenir un chiffre fiable

Regardez le marché, mais lisez-le bien. Sur Leboncoin ou les sites spécialisés, filtrez par marque, tranche d'année (à deux ans près) et région. Gardez en tête que le prix affiché n'est pas le prix de vente. Une annonce fraîche reflète surtout l'espoir du vendeur. Ce sont les annonces en ligne depuis plus d'un mois qui vous renseignent - si elles ne partent pas, c'est que le prix est trop haut. Prenez le milieu de la fourchette, pas le haut.

Faites inspecter le bien. Une inspection sérieuse vous dit précisément quels points faibles vont peser dans la discussion. Chez Badjo, chaque mobilhome passe une inspection en 24 points avant tout achat - 100% de ce que nous rachetons est inspecté. Vous savez alors ce qui plombe la valeur, et vous décidez en connaissance de cause : réparer avant de vendre, ou vendre en l'état et intégrer la décote.

Demandez une offre ferme. C'est le seul chiffre réellement engageant. Chez un négociant, l'offre ferme est un prix net vendeur, calculé après inspection, sur lequel vous n'avez plus à négocier. La nôtre vous parvient sous 48h et reste valable 7 jours : de quoi comparer sereinement avec le marché particulier avant de trancher.

Partez juste, pas haut

L'erreur courante, c'est d'afficher haut « pour avoir de la marge ». En pratique, un prix trop élevé fait fuir les acheteurs avant la première visite, l'annonce s'enlise, et vous finissez par vendre moins cher qu'en étant réaliste dès le début. Un prix cohérent avec le marché attire des acheteurs sérieux et raccourcit la vente.


3. Préparer votre mobilhome pour la vente

Un mobilhome propre, dépersonnalisé et bien photographié se vend plus vite et se négocie mieux. C'est le meilleur retour sur temps investi de toute la vente : un ou deux jours de préparation suffisent à soigner la première impression, celle qui pèse le plus sur l'acheteur. Quatre chantiers, du plus rentable au plus fin.

Le nettoyage à fond (1 à 2 jours)

  • lavage haute pression de l'extérieur (toit et bardage) ;
  • nettoyage complet de l'intérieur : sols, plafonds, cuisine, salle de bain, four ;
  • dégraissage de la cuisine (hotte, filtres, arrière des plaques) ;
  • baies vitrées et joints ;
  • aération forte 48h avant les premières visites, pour chasser l'odeur de renfermé.

La dépersonnalisation (1 jour)

  • retirez les photos de famille, dessins d'enfants et magnets du frigo ;
  • videz placards et tiroirs de vos affaires personnelles ;
  • rangez les décorations très typées ;
  • refaites les lits proprement ;
  • videz le réfrigérateur.

L'acheteur doit pouvoir se projeter chez lui, pas visiter votre vie. Visez l'ambiance « modèle d'expo », pas « mobilhome habité ».

Les petites réparations (2 à 5 jours)

Ce sont les défauts visibles qui font douter l'acheteur et lui donnent des arguments pour négocier. Peu coûteux à reprendre, et ça se ressent immédiatement :

  • reprenez les joints noircis (silicone neuf) ;
  • repeignez les zones marquées ;
  • remplacez les ampoules grillées ;
  • réparez ce qui est cassé (poignées, ressorts de placard) ;
  • resserrez ce qui bouge (terrasse, mains courantes).

Inutile en revanche de lancer de gros travaux avant de vendre : au-delà des finitions, vous récupérez rarement votre mise. Sur les grosses réparations, mieux vaut souvent laisser l'acheteur (ou le négociant) les intégrer dans son prix.

Les photos (une demi-journée)

Sur une annonce, ce sont les photos qui déclenchent le clic. Autant les soigner :

  • prenez-les en plein jour, de préférence en milieu de matinée ;
  • cadrez la terrasse aménagée, accueillante ;
  • lits faits, tables dressées ;
  • une photo extérieure de face, plus quatre angles ;
  • les photos d'intérieur depuis l'angle des pièces, pas depuis le centre ;
  • évitez les photos du soir, sombres, en contre-jour, et le grand-angle qui déforme.

Pas de matériel ? Un téléphone récent en mode HDR suffit largement. Si vous voulez un cran au-dessus, un photographe local reste un petit investissement au regard de ce qu'une belle série de photos change sur le nombre de contacts.


4. Choisir votre canal de vente

C'est la décision qui pèse le plus sur le résultat, et la réponse dépend de votre situation. Trois canaux, chacun avec son compromis entre le prix, le temps et la tranquillité.

Vendre en direct à un particulier

Comment : Leboncoin, sites spécialisés (Le Site du Mobilhome, Caraway), Facebook Marketplace.

Le prix : c'est le canal qui vise le prix le plus haut, puisqu'il n'y a pas d'intermédiaire.

Le délai : plusieurs mois en général, davantage si le bien est atypique ou situé dans une région peu demandée.

L'effort : c'est vous qui gérez tout - annonce, appels, visites, relances, négociation, paperasse. Comptez plusieurs dizaines d'heures étalées sur la durée de la vente.

Les risques : faux acheteurs, rendez-vous manqués, négociations musclées, et le transport à organiser côté acheteur.

Pour qui : un mobilhome récent en excellent état, un vendeur disponible qui a plusieurs mois devant lui et que la gestion ne rebute pas.

Vendre à un négociant (Badjo et autres)

Comment : formulaire en ligne, rendez-vous, inspection, offre ferme.

Le prix : mécaniquement sous le prix d'une vente réussie entre particuliers, puisque le négociant prend en charge la revente, le risque et souvent le transport. En contrepartie, c'est un prix net vendeur, sûr et immédiat.

Le délai : chez Badjo, offre ferme sous 48h, valable 7 jours. Vente et enlèvement dans la foulée.

L'effort : quelques heures en tout, de la demande à l'encaissement.

Les risques : très faibles avec un négociant établi. Le prix annoncé est celui que vous touchez.

Pour qui : un vendeur pressé, un bien à l'état moyen ou à rénover, une envie de solder proprement sans gérer les visites ni le transport.

Vendre sur place (au camping ou à un habitué)

Comment : vous proposez le bien au camping s'il dispose d'une clause de préemption, ou vous le cédez à un autre habitué qui tient à garder cet emplacement.

Le prix : variable. Un camping négocie en général dur ; un particulier qui veut absolument rester sur place valorise mieux le bien.

Le délai : souvent un à deux mois - le camping dispose d'un délai pour se positionner, un acheteur particulier va plus vite.

L'effort : modéré, avec un gros avantage - aucun transport à organiser.

Pour qui : vous avez un emplacement très recherché, que l'acheteur veut conserver à tout prix.

Combiner deux canaux en parallèle

Rien ne vous empêche de publier votre annonce auprès des particuliers tout en demandant une offre ferme à un négociant. Vous testez le marché au prix fort, avec le rachat comme filet de sécurité si la vente traîne. Vous connaissez alors les deux chiffres et vous tranchez en connaissance de cause.

Une règle de courtoisie : si vous finissez par vendre au négociant, prévenez les particuliers qui visitaient. Retirer une annonce du jour au lendemain sans un mot laisse un mauvais souvenir.


5. Rédiger une annonce qui convertit

Si vous vendez à un particulier, l'annonce fait tout le travail de premier tri. Une annonce bâclée ne génère aucune visite ; une annonce claire, honnête et bien illustrée fait venir des acheteurs sérieux. Voici comment la construire.

Le titre

Marque, modèle, année, surface, camping ou région. Rien de plus.

Exemple : « IRM Super Titania 2019, 32 m², 3 chambres, camping Vendée »

À éviter : les titres vagues (« beau mobilhome à vendre »), les majuscules, les smileys et les symboles.

La description

Une structure qui fonctionne, en 300 à 500 mots :

  1. une accroche : à qui s'adresse le bien (« idéal famille de 4 à 6 personnes, séjours en bord de mer ») ;
  2. la fiche technique : marque, modèle, année, surface, chambres, équipements ;
  3. l'état, honnêtement : les points forts, mais aussi les petits défauts. Dire les défauts rassure ; les cacher les rend suspects ;
  4. le camping (si le bien reste sur place) : nom, services, distance de la plage ;
  5. les conditions de vente : prix, transport inclus ou non, papiers prêts ;
  6. les modalités de visite : vos disponibilités, comment vous joindre.

Les mots-clés qui font remonter l'annonce

Les moteurs de recherche des sites d'annonces s'appuient sur le texte. Pensez à y placer, naturellement :

  • la marque et le modèle ;
  • l'année ;
  • la région ;
  • la surface en m² ;
  • le nombre de chambres ;
  • « climatisation », « terrasse », « auvent » s'ils sont présents ;
  • « excellent état », « très bon état », selon le cas.

Les erreurs qui coûtent des visites

  • trop courte (« mobilhome à vendre, contactez-moi ») : ça n'inspire aucune confiance ;
  • trop belle (« comme neuf, aucun défaut ») : l'acheteur se met alors à chercher le défaut caché ;
  • sans photo d'intérieur : la grande majorité des visiteurs passent leur chemin ;
  • prix flou (« à négocier », « faire offre ») : vous n'attirez plus que des chasseurs de bonnes affaires ;
  • coordonnées affichées trop tôt : laissez le lecteur faire la démarche de vous contacter, ça filtre les curieux.

6. Gérer les visites et les acheteurs

Dès que l'annonce est en ligne, les contacts arrivent, et tous ne se valent pas. L'objectif est de trier vite pour ne recevoir que des acheteurs sérieux.

Filtrez au téléphone avant de recevoir

Avant d'organiser une visite, cinq minutes au téléphone suffisent souvent à faire le tri :

  • l'acheteur est-il sérieux, ou simplement curieux ?
  • son budget correspond-il, et achète-t-il bientôt ou « regarde » seulement ?
  • quel est son projet (quel camping, déplacement ou non, location envisagée) ?

Ce simple appel vous évite une bonne part des visites inutiles.

Préparez la visite

  • aérez une heure avant ;
  • vérifiez que tout fonctionne : eau chaude, plaques, chauffage ;
  • sortez les documents : facture d'achat, dernière facture de loyer d'emplacement, photos récentes de la toiture ;
  • faites le tour avec l'acheteur, ne le laissez pas seul - vous répondez aux objections en direct ;
  • prenez le temps, une demi-heure à trois quarts d'heure pour tout montrer.

Les questions à poser à l'acheteur

  • « Vous cherchez pour un usage personnel, de la location, ou les deux ? »
  • « Vous comptez rester dans ce camping ou déplacer le bien ? »
  • « C'est un premier achat, ou vous avez déjà eu un mobilhome ? »
  • « Quel est votre calendrier ? »

Les réponses vous disent comment orienter votre argumentaire.

Les questions auxquelles vous devez être prêt

  • « Quel est l'historique d'entretien ? » - sortez les factures.
  • « Le toit a-t-il été refait, et quand ? »
  • « Quels sont les défauts ? » - n'esquivez pas, la franchise rassure.
  • « Pourquoi vendez-vous ? »
  • « Y a-t-il des problèmes connus ? »

Concluez la visite

À la fin, posez la question franchement : « Vous souhaitez avancer ? Si oui, dans quels délais ? »

Ne laissez pas repartir un visiteur sans réponse claire. S'il « doit réfléchir », convenez d'un moment pour le rappeler.


7. Négocier et conclure

C'est l'étape qui fait aboutir la vente. Deux principes suffisent : gardez une petite marge de négociation dans votre prix d'affichage, et ne cédez une remise que face à un défaut réel.

Prévoyez une marge, mais restez réaliste

Affichez légèrement au-dessus de votre prix plancher, de quoi laisser à l'acheteur le plaisir d'avoir négocié sans entamer ce que vous voulez toucher. Afficher très haut « pour voir » coupe les visites avant même que la discussion commence. Prévoyez une marge de négociation, mais restez dans le marché.

Les arguments que vous entendrez, et quoi répondre

  • « C'est trop cher pour le marché » : répondez avec des comparables précis (annonces similaires, même marque et même année).
  • « Il y a tel défaut » : reconnaissez-le et proposez une remise proportionnelle au défaut, pas davantage.
  • « J'ai un autre bien en vue » : demandez lequel, puis rappelez concrètement pourquoi le vôtre est meilleur.
  • « Je dois en parler à mon conjoint » : proposez une option avec une date limite de quelques jours, pour ne pas rester en attente.

Mettez l'accord par écrit tout de suite

Dès qu'un accord verbal est trouvé, formalisez-le sans attendre :

  • un message ou un e-mail reprenant les conditions exactes (prix, date, conditions éventuelles) ;
  • une confirmation écrite de l'acheteur en retour ;
  • pas de chèque ni d'espèces : un virement bancaire, tracé et sûr.

La formalisation de la vente

Pour un mobilhome, pas besoin de notaire : c'est un bien meuble. Une attestation de vente sous seing privé - un document signé entre vous et l'acheteur - suffit à acter la transaction (voir la section 8 pour ce qu'elle doit contenir).

Vous pouvez demander un acompte à la signature pour engager l'acheteur, le solde étant réglé à l'enlèvement. C'est votre meilleure protection s'il change d'avis.


8. Les démarches administratives

L'attestation de vente

Contrairement à une voiture, un mobilhome n'a pas de carte grise : il n'existe donc pas de certificat de cession officiel. Ce qui fait foi, c'est une attestation de vente sous seing privé, rédigée en deux exemplaires signés par les deux parties. Elle doit mentionner :

  • l'identité du vendeur et de l'acheteur (nom, adresse, pièce d'identité) ;
  • la description précise du bien : marque, modèle, année, numéro de série, dimensions ;
  • le prix de vente ;
  • la date du transfert ;
  • les signatures originales des deux parties.

C'est ce document qui prouve le transfert de propriété et vous protège tous les deux. La plupart des négociants en fournissent un modèle sur simple demande.

Le transfert d'assurance

Résiliez votre assurance mobilhome à la date du transfert, l'acheteur souscrivant la sienne. Prévenez votre assureur par lettre recommandée, en joignant une copie de l'attestation de vente.

La sortie du camping (si le bien part)

Si le mobilhome quitte le camping :

  • prévenez le camping quelques semaines à l'avance ;
  • réglez votre solde de loyer au prorata ;
  • demandez une attestation de sortie ;
  • récupérez votre dépôt de garantie.

Le transfert d'emplacement (si le bien reste)

Si l'acheteur conserve le bien sur place :

  • vérifiez d'abord que le camping l'accepte (voir notre article sur la préemption en camping) ;
  • présentez l'acheteur au gestionnaire ;
  • l'acheteur signe son propre contrat d'emplacement avec le camping ;
  • vous récupérez votre dépôt de garantie.

9. Le transport et l'enlèvement

Si le mobilhome doit changer de place, le transport est en général à la charge de l'acheteur, sauf accord contraire. Voici comment ça s'organise - et pourquoi ce point pèse dans le choix du canal de vente.

Qui s'en occupe ?

  • vente à un particulier : l'acheteur organise et paie son transporteur ;
  • vente à un négociant : le négociant s'en charge, et intègre le plus souvent le coût dans son prix d'achat. C'est un vrai confort - vous n'avez rien à gérer ;
  • vente sur place : aucun transport à prévoir.

Le calendrier

  • autorisation de circulation : comptez quelques jours à deux semaines pour l'obtenir en France ;
  • voiture-pilote si le convoi est large : à coordonner en amont ;
  • le convoi lui-même : un à deux jours selon la distance.

Ce qu'il faut prévoir

Le transport d'un mobilhome est un convoi exceptionnel : le coût dépend surtout de la distance et de la difficulté d'accès, et peut vite peser sur une vente à un acheteur lointain. C'est précisément ce que vous vous épargnez en vendant à un négociant, qui prend l'enlèvement à sa charge.

Les vérifications avant le départ

  • vidange complète (eau, gaz) ;
  • dépose de la climatisation extérieure si besoin ;
  • démontage de la terrasse et de l'auvent ;
  • calage de l'intérieur (literie, vaisselle, mobilier) ;
  • photos avant transport, en cas de litige ultérieur.

10. La fiscalité de la vente

C'est souvent la partie qui inquiète le plus, et c'est en général la plus simple : dans la grande majorité des cas, un particulier qui vend occasionnellement son mobilhome n'a aucune fiscalité à gérer.

La TVA

Aucune TVA à appliquer. Un particulier qui vend son mobilhome d'occasion cède un bien meuble, il n'est pas assujetti.

La plus-value

Le régime de la plus-value sur cession de bien meuble ne s'applique que si les deux conditions suivantes sont réunies :

  • le prix de vente dépasse 5 000 € ;
  • et vous vendez plus cher que vous n'avez acheté - un cas rare, vu la décote naturelle d'un mobilhome.

Dans le cas, peu fréquent, où une plus-value est effectivement dégagée :

  • elle est taxée à 36,2% (19% d'impôt et 17,2% de prélèvements sociaux) ;
  • un abattement de 5% par an s'applique au-delà de la deuxième année de détention ;
  • l'exonération est totale après 22 ans de détention.

Si vous louiez votre mobilhome (LMNP / LMP)

Là, vous exercez une activité commerciale et la vente peut s'analyser différemment. Rapprochez-vous de votre expert-comptable, en particulier pour le statut LMP, rare mais plus complexe.

Les documents à conserver

  • la facture d'achat d'origine ;
  • l'attestation de vente ;
  • les justificatifs de travaux.

À garder au moins six ans.


11. FAQ

Combien de temps pour vendre mon mobilhome ?

Chez un négociant, l'offre ferme vous parvient sous 48h et l'enlèvement suit rapidement une fois l'accord donné. En vente à un particulier, comptez plutôt plusieurs mois, davantage si le bien est atypique ou dans une région peu demandée.

Mon mobilhome doit-il être en parfait état pour se vendre ?

Non. L'état joue sur le prix, pas sur la possibilité de vendre. Les négociants comme Badjo rachètent aussi les mobilhomes à rénover.

Qui paie le transport ?

Chez un négociant, c'est lui. En vente à un particulier, c'est en général l'acheteur (à préciser dans l'annonce). En vente sur place, il n'y a pas de transport.

Comment se passe le paiement ?

Par virement bancaire, tracé et sûr, dans la quasi-totalité des cas. En vente à un particulier, vous pouvez demander un acompte à la signature et le solde à l'enlèvement.

Quelles marques se vendent le mieux ?

IRM, Louisiane, Trigano et Ohara sont les plus recherchées à la revente. Cela dit, toutes les marques se vendent : l'état et un prix cohérent avec le marché comptent davantage que le nom.

Y a-t-il des frais cachés en vendant à un négociant ?

Avec un négociant sérieux, aucun. Le prix de l'offre ferme est un prix net vendeur : c'est ce que vous touchez.

Mon mobilhome doit-il être dans un camping pour se vendre ?

Non. En camping, sur terrain privé ou en stockage, cela se vend dans tous les cas.

Faut-il un notaire ?

Non. Un mobilhome est un bien meuble. Une attestation de vente sous seing privé, signée entre vendeur et acheteur, suffit.

Que faire si l'acheteur se rétracte après l'accord ?

Si vous aviez pris un acompte, vous le conservez à titre de dédommagement. C'est exactement la raison pour laquelle il vaut toujours mieux en demander un.

Et si je vends en hiver ?

C'est possible, mais attendez-vous à un prix plus bas et à un délai plus long, la demande étant au plus creux. Si vous pouvez patienter jusqu'au printemps, cela vaut souvent le coup. Si vous êtes pressé, un négociant vous fait une offre ferme en toute saison.


Trois choses à retenir

Soyez honnête sur l'état. Un défaut découvert en cours de route fait capoter une vente. Annoncés d'emblée, les défauts rassurent et accélèrent la négociation.

Consacrez un ou deux jours à la préparation. Belles photos, bien dépersonnalisé, petites réparations : c'est le meilleur retour sur temps investi, sur le prix comme sur le délai.

Choisissez le canal en fonction de votre situation. Avec du temps devant vous et l'envie de gérer, visez le particulier. Pour aller vite et en sécurité, passez par un négociant. C'est un arbitrage entre le prix et le temps.


Vous voulez une offre ferme sans y passer des mois ? Demandez la vôtre à Badjo : un prix net vendeur sous 48h, valable 7 jours, sans engagement, transport et démarches inclus. Chaque mobilhome que nous rachetons passe une inspection en 24 points - vous savez exactement sur quoi repose le prix.

Vous préférez d'abord tester le marché particulier ? Regardez ce qui se vend en ce moment : c'est une bonne façon de situer votre bien avant de décider.

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